Le paysage invite à l’errance, au changement de points de vue, au déplacement du regard. Ces expériences de dessins cherchent à figurer une succession de points de vue, un déplacement dans l’espace, plutôt que l’espace lui-même. Cette approche, à la base des peintures orientales sur rouleaux horizontaux, se détache des images panoramiques occidentales qui placent l’artiste au centre du monde, représentant son environnement autour d’un point fixe. Libérés d’une géométrie égocentrique, le déplacement du point de vue est l’initiateur de perspectives nomades. Mes dessins mélangent l’observation à l’improvisation pour construire les formes d’une nature imaginaire, de paysages brisés et reconstitués, d’un voyage allongé.

 

 


Voir aussi:

"Branches", 2007, 492cm X 31cm

"Carnet à temps perdu", Jacques Desbiens, 2009-2010,

"Oiseaux, insectes et dragons", Jacques Desbiens, 2011,

"Séquence - 4 pinceaux + 2 plumes", Jacques Desbiens, 2005,

Et

La série "Descendant l'excalier"